Hantée par une fée légère et gracieuse.
Rêveuse à l'infini, la fée de lune
Sur sa branche, s'est assise
Et ses longs cheveux d'un blond cendré
Se sont enflammés aux rayons de la lune.
Soudain tout s'est tu et s'est enfui
Et comme un murmure dans l'air du soir
Un doux chant d'amour et d'espoir
S'est élevé vers l'astre de la nuit.
Ses yeux miroitaient comme deux étoiles tombées
Au hasard du temps dans ce lieu endormi.
Sa beauté mouvante l'animait en secret,
Sa beauté mourante lui donna la vie.
Fasciné par cette voix sensuelle
Je ne puis résister au charme qui m'appelle
Ô fille de lune qui m'ensorcelle
Je tombe à tes pieds en des douleurs éternelles.
